C'est l'Evangile le plus court.
Le style est vivant et pittoresque. Une grande partie du contenu du livre est commune à Matthieu et Luc, mais il ne s'agit jamais d'une simple répétition, car le récit est agrémenté d'une foule de détails que l'on ne rencontre pas dans les deux autres Evangiles.
A l'instar de celui de Jean, le récit de Marc commence par une affirmation de la divinité de Jésus-Christ. Cependant, il ne débouche pas sur un développement de nature doctrinale.
L'étude attentive du livre révèle cependant que le but l'auteur est de permettre aux oeuvres merveilleuses de Jésus, plus qu'aux déclarations fréquentes de l'auteur, de rendre témoignage à sa divinité.
De nombreuses notes personnelles apparaissent dans cet évangile, comme les expressions "il était avec les bêtes sauvages" (1: 13); "auxquels il donna le surnom de Boanergès" (3: 17); Jésus "fut indigné" (10:14); "les disciples étaient angoissés" (10: 32); "et une grande foule l'écoutait avec plaisir" (12:37); etc.
Bien que mettant en relief la puissance divine de Christ, l'auteur fait souvent allusion à ses sentiments humains:
- Sa déception (3:5);
- Sa fatigue (4: 38);
- Son étonnement (6:6);
- Ses soupirs (7: 34;8: 12);
- Son affection (10: 21).
Matthieu jette souvent un regard rétrospectif sur les prophéties, à cause de ses lecteurs juifs, et il consacre une grande place aux discours de notre Seigneur.
Marc est plus concis; il parle peu des prophéties; il ne donne qu'un bref rapport des discours de Jésus, mais insiste sur ses oeuvres puissantes.
Les dix-huit miracles racontés dans ce livre démontrent la puissance surnaturelle du Seigneur.
Huit prouvent sa puissance sur la maladie (1:31, 41; 2:3-12; 3:1-5; 5:25; 7:32; 8:23; 10: 46).
Cinq montrent sa puissance sur la nature (4:39; 6:41, 49; 8: 8-9; 11:13-14).
Quatre démontrent son autorité sur les démons (1:25; 5:1-13; 7: 25-30; 9:26).